Et si ton stress était ton allié ?
Personne n’aime vivre du stress et nous faisons souvent tout pour l’éviter. Mais savais-tu que le stress, tout comme des émotions comme la peur, peut devenir un précieux allié dans ta quête de réussite ?
À la base, les émotions sont utiles : elles sont là pour te protéger et t’aider à survivre. Imagine que tu croises un ours en forêt : ton cerveau envoie un message d’alerte à ton corps — « danger! » — et une décharge d’adrénaline suit. Cette poussée naturelle te prépare à agir rapidement : fuir ou te défendre.
Trouver le juste équilibre pour une performance optimale. Tes émotions peuvent devenir tes meilleures alliées… ou tes pires ennemies. Tout dépend de leur intensité et de la façon dont tu les gères. La science le confirme : un certain niveau de stress améliore la performance. Trop peu, et tu manques d’énergie ; trop de stress, et tu risques de figer.
Les émotions principales au sport
La peur ou l’anxiété. La peur est une émotion ressentie face à un danger réel ou imaginé. Elle provoque des réactions comme le souffle court, les palpitations, les sueurs ou un flot de pensées. Même si elle peut être inconfortable, la peur est là pour te préparer à l’action.
La colère. Quand tu es en colère, ton visage peut rougir, tes poings se serrent, ton souffle s’accélère. Ces réactions normales servent à mobiliser ton énergie. Mais une colère mal gérée peut nuire à ta performance (pensons à Mike Tyson ou Zidane). À l’inverse, une colère bien dirigée — canalisée vers le jeu — peut t’aider à te dépasser.
La honte. La honte apparaît quand tu crois avoir fait quelque chose de gênant. C’est une émotion normale, qui sert à protéger ton image sociale. Mais si tu es prêt à en accepter le risque, tu pourras oser davantage sur le terrain — et progresser.
La joie. Réussir une action, marquer un point ou sentir que tu t’améliores… tout cela peut générer de la joie ! Cette émotion positive renforce la concentration, augmente ton attention et t’aide à entrer dans la « zone » de performance optimale.
Toutes les émotions, même les plus difficiles, ont un rôle à jouer. Le secret, c’est d’apprendre à les reconnaître, les comprendre et les utiliser intelligemment.
Percevoir ton stress positivement peut faire toute la différence
Ce n’est pas le stress en soi qui nuit à ta performance, mais bien la façon dont tu le perçois. La gymnaste Simone Biles a parlé ouvertement du stress immense qu’elle ressentait aux Jeux olympiques. Avec le temps, elle a appris à voir cette nervosité comme un signe d’engagement plutôt qu’un problème : « If I feel nervous, it means I care. That’s a good thing. » (Si je me sens nerveuse, c’est que ça compte pour moi. Et c’est une bonne chose.)
En bref, accueillir ton stress, c’est dire oui aux moments intenses, même inconfortables. C’est apprendre à performer avec le stress, et non contre lui.
Exercice : identifie les réactions de ton corps lors d’un match important
Ferme les yeux et pense à une situation où tu es sur le point de commencer une compétition.
- À ce moment précis, que ressens-tu dans ton corps ?
- Nomme quelques sensations physiques.
- Identifie une ou deux émotions que tu vis en match.
- Que peux-tu te dire pour percevoir ce stress positivement ?
Concentre-toi sur ce que tu peux contrôler
Deux types de situations se présentent à toi avant ou pendant un match : les choses que tu peux contrôler et celles que tu NE PEUX PAS contrôler. Le stress et la colère deviennent nuisibles quand on croit, à tort, que l’on peut maîtriser des choses hors de notre contrôle.
Ce que tu peux contrôler : tes efforts, tes comportements sur le terrain, ta préparation d’avant-match, tes gestes de colère, ton hydratation ou ton alimentation, tes routines. Ce que tu ne contrôles pas : les réactions et gestes de ton adversaire, les décisions de l’arbitre, les bruits des spectateurs, la chance, la météo, l’horaire du match.
En acceptant que certains éléments t’échappent, tu seras mieux préparé.e à te concentrer sur ce qui compte vraiment — et à livrer ta meilleure performance.
Souviens-toi !
Le stress et les émotions qui l’accompagnent peuvent être inconfortables, mais on peut apprendre à les apprivoiser. Un certain niveau de stress est essentiel pour bien performer. Plutôt que de fuir le stress, accueille-le. Une des clés : te concentrer sur ce que tu peux contrôler (ta respiration, ton attitude, ta préparation) et laisser de côté ce qui échappe à ton contrôle.